Google Analytics, puissant mais pas tout puissant : difficultés de GA à dénombrer visiteurs uniques et visiteurs dans les calculs des pages

Le référencement, c’est à la fois l’expérimentation et une veille constante, car les paramètres sont d’une mouvance extrême. Webrankinfo est une veille excellente. Les éléments ci-dessous sont issus de l’un de leurs articles.

Google Analytics n’est pas infaillible, et le reconnait d’ailleurs.Ce qui explique aussi que les entreprises pour lesquelles le tracking est stratégique se dotent souvent d’outils propriétaires.

Voila un exemple de failles techniques : difficultés de Google Analytics à dénombrer visiteurs uniques et visiteurs dans les calculs de pages

Dans un rapport personnalisé (graphe 1) , l’on peut trouver, pour certaines pages, un nombre de visiteurs uniques supérieur au nombre de visites (graphe 2). Ceci est mathématiquement impossible
Google Analytics connait et essaie de traiter ce problème depuis 2010 (Avinash Kaushik et Nick Mihailovski) sans succès flagrant. Webrankinfo s’inspire de l’analyse de Michael Whitaker qui définit cela comme « un problème de métriques non compatibles ».

L’explication?

Pour une visite de plusieurs pages, les métriques de pages vues et de visiteur uniques sont comptabilisées à chaque page. En revanche, la métrique de « visite »  n’est comptabilisée qu’à la première page (schéma 3).

Anomalies sur les segments avancés

Schéma 4, si on crée un segment avancé concernant les visites dont la première page est la page d’accueil, nous retrouvons les mêmes anomalies, des visiteurs uniques moins nombreux que des visiteurs.

Conclusion : Restons vigilants sur les intitulés (« dans les rapports de contenu, il est question de consultations uniques et non de visites. « Et ce parallèle s’applique à d’autres métriques qui remplacent la notion de visite par une notion de « … unique », dixit Webrankinfo). Attention aussi aux rapports personnalisés ou l’on essaie d’obtenir d’obtenir en même temps les visites et visiteurs pour les pages, les sources de trafic ou d’autres valeurs pour un même visiteur dans des visites distinctes. En fait, GA semble avoir des difficultés avec des tris croisés…

J’ajouterai que s’il existe des solutions propriétaires ce n’est pas par hasard. Annonceur, si vous avez des ressources statistiques pointues, des ressources en temps également, vous pouvez vous lancer. Sinon choisissez un prestataire conseil ou une solution propriétaire à la formation et le suivi encadrés. N’hésitez pas non plus à vous faire assister par des prestataires qui capitalisent sur l’expérience pour des coûts relativement faibles.

Et bon courage pour cet exercice (pour autant stratégique) qui n’est pas aussi simple que les rumeurs ou le grand manitou Google Analytics veut bien le laisser paraître !

Sources : http://www.webrankinfo.com/dossiers/google-analytics/visites-et-visiteurs-uniques

“Les études en 2012 / comprendre et/ou mesurer ” se questionnent l’UDA et l’Adetem

A cette question, Bernard Cathelat, fondateur des socio-styles, apporte une approche pluraliste, sociologique, intuitive : « Nous sommes là pour apporter une intelligence, pas pour tout expliquer »

Précurseur d’une approche qualitative des consommateurs , il rappelle quelques fondamentaux : le marketing est réaliste, pluraliste, non monolithique, et surtout…il est un outil d’aide à la décision mais n’explique ni ne permet de tout comprendre.

Selon lui, il « faut avoir de la curiosité et non des certitudes préalables », ce qui est un utile rappel des fondamentaux. Que nous réserve-t-il de plus?

Le fondateur de CCA (Centre de Communication Avancée) exprime une mutation du monde des études, réaliste et pluraliste, “vintage » selon ses propres mots”.

Bernard CathelatLe père des sociostyles a donné plusieurs pistes de réflexion, qui s’articulent autour du constat que les consommateurs sont mouvants, instables (au sens des comportements), extrêmement hétérogènes, bien plus complexes à comprendre ou analyser que dans les années 70. « Remettre le produit dans les modes de vie, accepter que les humains sont compliqués et ne pas croire que ce que disent les experts des sondages est universel ».
Il exhorte les jeunes chargés d’études à « sortir faire de l’ethno » plutôt que de rester devant leur ordinateur et réfute les études « media-mythologiques » sur les bobos et autres « inventions publicitaires ». Un rappel des fondamentaux de l’étude sociologique, et une attaque des mythes de la conduit d’étude ou du marketing très sures d’elle même et empreintes de certitudes.

Notre société “implosive”, demande une qualification des échantillons face à des groupes de mois en moins homogènes : « L’homogénéisation des groupes ne peut que donner de la soupe fade ».
« Le rêve du marketing de masse comme celui du one to one sont inapplicables”.
Il faut éviter les études à œillères : le consommateur de yaourt est un multiconsommateur. Il faut élargir le questionnaire à autre chose que du yaourt ». L’unidimensionnel est un danger.  » On interroge de moins en moins les gens sur leurs rêves. On fait de l’opinionisme « . Le CCA développe 13 sociostyles. 7 sont hétérogènes (luxe/lowcost). « Les sociostyles ne sont pas monolithiques. Nous sommes là pour apporter une intelligence, pas pour tout expliquer », insiste Bernard Cathelat. Nous sommes aux antipodes du marketing impérialiste enseigné autre fois dans les écoles de commerce ».
Petit rappel méthodologique à nouveau: différence entre attitude et comportement.

Le marketing, l’étude sont des outils puissants d’aide à la décision, ô combien indispensables, de plus en plus perfectionnés. Face à des comportements de moins en moins hétérogènes, restons humbles, soyons curieux, et conservons la qualité première du marketer : l’intuition. J’aurais envie de rajouter l’humilité, la rigueur, l’honnêteté, la prudence dans l’affirmation des résultats.
“Il ne faut jamais croire ce qui se dit une fois. Acceptons la complexité : un consommateur à la veine “verte” peut s’acheter un 4×4 ! Les personnes peuvent se positionner sur des valeurs contradictoires. »

Bernard Cathelat explique cette mutation du consommateur par le web, qui est « partout », et entraîne l’interactivité  et une nouvelle façon de traiter les consommateurs, plus comme des cibles mais des partenaires. il parle de wikiconsommateur, qui n’est plus observable au microscope.

Dans un prochain article j’aborderai les causes de l’évolution du consommateur : nouveaux paradigmes sociétaux, liés à Internet, entre autre oui.

François Laurent, coprésident de l’Adetem, résume l’intervention de Bernard Cathelat :  » Il faut être humble, accepter de ne pas comprendre tout chez le consommateur ».

Pour ma part, il y a très longtemps que j’ai une certitude en marketing : celle d’être consciente de la valeur du marketing pour les annonceurs (un outil d’aide à leur décision, ni plus ni moins) allant de pair avec un respect du consommateur et de l’annonceur. D’où un bonheur pérenne de faire mon métier : accompagner les annonceurs en m’appuyant sur la connaissance des besoins du consommateur.

Soyons heureux que la complexification du consommateur rende cette conscience à tous les marketers….

Sources : e-marketing.fr Catherine HEURTEBISE

« Des publiphobes en augmentation en 2011″ (étude Australie/TNS Sofres) et des consommateurs toujours plus « brandés » : explications et conséquences pour le marketer

4 tendances, appelées « décrochages » se détachent dans l’étude (1 026 individus de 15 ans et plus, interviewés par téléphone du 25 août au 1er septembre).

Décrochage général : 88 % des Français s’affirment pessimistes pour la France (+8 points/2010) et 76 % pour eux-mêmes (+18 points).

Décrochage sur le pouvoir d’achat : 56 % des français estiment devoir gagner plus pour vivre bien. 40 % disent vivre difficilement avec leurs revenus (toutes CSP).

Décrochage politique. La vie politique ennuie 42 % des Français (41 % en 2010). « Ils n’ont plus confiance et elle sera difficile à rétablir », résume Vincent Leclabart, président d’Australie.

Quatrième décrochage : le marketing. 4 typologies : les opposants (33 %), les indifférents (30 %), les lucides (26 %), les accros de la consommation (12 %). 81 % des Français estiment la publicité envahissante (77 % en 2010), 66 % banale, 57 % agressive et 53 % dangereuse) ».

L’étude s’essaie enfin à une recherche d’explication, mettant en avant « la perte de contact de la marque avec les consommateurs, soit parce qu’elles ne leur correspondent plus en termes économiques, soit parce qu’elles n’arrivent plus à les séduire par leurs actions marketing ». Et d’ajouter que les professionnels du marketing et de la publicité doivent se poser des questions…Mais ils s’en posent !

Elle dit aussi, paradoxalement, que la note moyenne vis-à-vis des grandes marques et l’attention portée à la marque sont stables….

Ayant l’extrême privilège de réaliser des études et de mettre en place des stratégies marketing, c’est ce paradoxe qui m’intéresse. Depuis presque 10 ans, des études basées sur le déclaratif nous démontrent la perte de confiance du consommateur vis-à-vis du « marketing » et la marque. Et des statistiques et observations nous montrent un consommateur de plus en plus « brandé » et consommateur de marque.

Le décalage paradoxal entre le discours et l’acte, l’attitude et le comportement, est une composante de l’être humain, universelle, intemporelle que les marketers connaissent bien. Ce qui est intéressant, du point de vue du chercheur et du marketer qui doit continuer à être efficace dans sa séduction du consommateur, est « pourquoi le consommateur très sensible au discours marketing exprime son rejet du marketing ». « Ne dites pas à ma mère que je suis dans la publicitéelle me croit pianiste dans un bordel » de Seguela pourrait devenir dans la bouche du consommateur « ne dites pas que nous sommes sensibles au marketing, nous sommes indifférents et indépendants du système de consommation….et si nous achetons des téléphones à 1000 euros, c’est juste que nous y sommes obligés et nous ne sommes pas dupes….»

Quelle évolution sociologique est-elle en marche pour pousser l’hommo-consommateur à exprimer une attitude de rejet tout en ayant un comportement d’achésion, voila la question passionnante qui se pose au chercheur. Celle qui se pose au marketer est la recherche d’outils de plus en plus élaborés pour répondre à ce paradoxe, le contourner. Les CA des grandes marques en cette période de crise économique tendraient à dire qu’ils n’y arrivent pas si mal…

source : emarketing.fr

m-commerce : les enseignes en retard sur les attentes des consommateurs?

Les enseignes prennent-elles du retard sur les attentes des internautes en termes de sites e-commerce sur smartphones, au-delà des applications déjà existantes?

Une étude a été menée par l’institut Forrester Consulting, sur 454 consommateurs (à 90 % équipés de smartphone) et 192 enseignes (Amérique du Nord, en Grande Bretagne, Allemagne, France). Ces enseignes distribuent sur des canaux de distribution multiples (multicanal).

Avant tout, les marques semblent avoir pris conscience de la nécessité de progresser leur offre multicanal (87%), tout en affirmant que des modifications profondes dans leur organisation ne sont pas nécessaires (environ 50%)…Sans commentaires.

Il semblerait qu’un décalage existe entre les attentes des consommateurs, et l’offre des enseignes.

les magasins d'enseignes

  • 23 % des consommateurs utilisent une application et 50 % prévoient de le faire, 12 % des enseignes proposent de télécharger leur propre application pour acheter

  • 54% des consommateurs disent souhaiter pouvoir flasher, dans des revues ou des catalogues, des codes barres ou des smart tags (étiquettes intelligentes) renvoyant vers les sites web des entreprises proposant les produits, 12 % des marques proposent cette fonctionnalité

qrcode

  • 62 % des consommateurs affirment vouloir acheter des produits ou services via des sites internet ou des applications mobiles, 32 % des enseignes proposent cette possibilité
  • 51 % des consommateurs souhaiteraient pouvoir ajouter des articles dans leur panier via leur smartphone, puis finaliser la transaction par la suite sur un terminal informatique, 23 % des enseignes le proposent.

Pourquoi ce décalage ? La dualité et les enjeux pour les enseignes sont forts : le multicanal doit servir la cause de l’entreprise dans sa globalité, et non pas la seule activité e-commerce. Les enseignes craignent la dispersion, le cannibalisme d’une activité sur l’autre, les conséquences en termes d’image, la concurrence et la comparaison impitoyables sur la toile…

L’étude semblerait dire qu’il y a une attente forte de l’internaute de pouvoir choisir et utiliser selon ses humeurs les différents systèmes de distribution sur une même enseigne.

Il est clair que l’enseigne doit jouer le jeu de l’offre multicanal ; la vraie question est plutôt comment?

L’enjeu est stratégique et se situe dans le choix marketing des cibles, des produits mis en vente en ligne, leurs prix, les politiques de promotion, la fidélisation, l’utilisation des réseaux sociaux, les jeux d’usages et interactions types smart tags (qrcode ou flash code). A chaque stratégie d’entreprise, un mix spécifique développé sur le site de e-commerce.

Nous parlions dans un autre article du besoin du consommateur d’être en lien permanent avec la marque / enseigne l’ « homme mobile», en voilà une des illustrations et un des moyens de maintenir cette relation.

Source d’inspiration :
emarketing.fr

Le +1 de Google : Google sur le terrain des réseaux sociaux, ou le SMO (Social Media Optimization) vecteur de référencement naturel

« Le bouton +1 de Google vient-il concurrencer le Like de Facebook ?

Google a lancé le 30 mars 2011 une nouvelle fonctionnalité dans le moteur de recherche : l’internaute peut indiquer les sites, ou plutôt les pages, qu’il aime.  Cliquer sur un bouton intitulé « +1″, situé à côté des résultats de recherche et annonces AdWords.

Pour l’instant, cette fonctionnalité n’est disponible qu’aux Etats-Unis.

Comment cela fonctionne-t-il?

Aujourd’hui, ce bouton n’apparait que lorsque Ce bouton apparaît que lorsque l’internaute est connecté à son compte Google.

Les internautes verront le nombre d’utilisateurs qui ont « aimé » la page, quand une page est en réponse à leur recherche.

Par ailleurs, ses « contacts » sauront qu’il a aimé la page, le pseudo Google s’affichant sous le résultat. Google se base sur ses contacts Gmail, Google Talk, Google Contacts, Google Reader et Google Buzz, et devrait s’étendre aux contacts issus de Twitter et des réseaux sociaux.

Les implications en matière de référencement
Pour l’instant, les clics ne sont pas pris en compte par Google dans l’algorithme de classement. L’ingénieur Google David Byttow a précisé qu’il est prévu que les données liées à ces clics soient prises en compte dans l’algorithme de référencement.

L’élément à retenir, primordial : une croissance évidente du SMO (Social Media Optimization) : les réseaux sociaux de plus en plus présents pour le référencement naturel, et gageons, que si Google se lance sur ce terrain, c’est qu’il y a matière à s’y lancer !

Alors , pour tous ceux qui se posent la question, d’être présents ou pas sur les réseaux, que ce soir en BtoB ou en BtoC, oui, il est au moins indispensable de se poser la question, stratégique.

Les réponses, seront au cas par cas, conjoncture par conjoncture, et vont sans aucun doute évoluer aussi vite que la stratégie de Google….

A suivre donc, et sérieusement…..


En savoir plus en vidéo



Le buzz fait rage



Source : webrankinfo :

Storytelling, de Ronald Reagan aux blogs, efficacité redoutable de la machine à raconter, jusqu’à quand?

Le storytelling est au départ un dispositif de techniques narratives enseignées aux apprentis écrivains ou scénaristes dans les universités américaines, et a été récupéré, depuis les années 1990, par les professionnels du marketing, du management et de la communication politique.

La tendance est apparue dans les années 1980, avec Ronald Reagan, lorsque les stories se substituèrent aux arguments raisonnés et aux statistiques dans les discours officiels.

En janvier 1985, il prononce devant les deux chambres du Congrès son discours sur l’état de l’Union, et le point central de ce discours est une histoire : «une jeune fille a quitté le Vietnam avec sa famille…. » : il invente «le candidat qui pourrait être n’importe qui, n’importe quel acteur d’Hollywood, et peut être élu à condition qu’il ait une histoire à raconter, une histoire qui dise aux gens ce que le pays est et comment il le voit».

Le marketing ne s’appuie plus seulement sur l’image des marques mais sur leur histoire.

Raconter une histoire a plus d’impact qu’un exposé logique des faits, car un récit suscite des émotions et l’individu mémorise mieux les propos lorsqu’ils sont marqués d’une charge émotionnelle.

Les studios de télé-réalité, les jeux vidéo, les écrans des téléphones portables, la vie quotidienne est enveloppée dans un filet narratif qui stimule les affects. « L’injonction à consommer se transforme de plus en plus en une incitation à se raconter (1).

Le succès fulgurant des blogs est un exemple frappant de cet engouement pour les histoire (2)   77 % des auteurs de blogs en ouvrent un, non pas pour participer à des débats sociaux et exprimer leur opinion, mais pour « raconter leur histoire ». Les fournisseurs d’accès multiplient les offres réunissant photographies, sons et mises en pages standards, illustrant et stimulant cette appétence narrative. Les marques communiquent des histoires (Renault et sa dernière campagne, « Changeons de vie, changeons l’automobile »), l’individu vit dans un monde virtuel où il se raconte des histoires (Second Life).

L’étude Nielsen ouvre néanmoins le débat sur le changement d’attitude du consommateur

(1) Christian Salmon, Storytelling. La Machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits, La Découverte, collection « Cahiers libres », 2007

(2) Selon Pew Internet & American Life Project, il se crée actuellement un blog toutes les secondes. Pew Internet & American Life Project, Amanda Lenhart et Susannah Fox, «Blogueurs : un portrait des nouveaux conteurs d’Internet », 2006

Références des auteurs sur le travail de recherche sur le marketing viral (12)

1Karim B.Stambouli, Eric Briones, Buzz marketing, les stratégies du bouche-à-oreille, Editions d’organisation, 2008
2Seth Godin, Les secrets du marketing viral, Maxima Laurent Dumesnil Editeur, 2001
3Philippe Breton, Le culte d’Internet. Une menace pour le lien social? La Découverte, 2000
4Philippe Breton, Le culte d’Internet. Une menace pour le lien social? La Découverte, 2000
5The Medium is the Massage : An Inventory of Effects, Bantam Books, New York, 1967
6The Medium is the Massage : An Inventory of Effects, Bantam Books, New York, 1967
7Karim B.Stambouli, Eric Briones, Buzz marketing, les stratégies du bouche-à-oreille, Editions d’organisation, 2008
8Jacques Lendrevie-Arnaud de Baynast, Publicitor Communication 360°on line off line, Dunod, 2008
9Patrick Flichy, A propos de l’Imaginaire d’Internet, Note de lecture, 6 mars 2002
10Patrick Flichy, A propos de l’Imaginaire d’Internet, Note de lecture, 6 mars 2002
11Georges Chétochine, To buzz or not to buzz, Editions d’Organisation, 2007
12Ben McConnell, Jackie Huba et Guy Kawasaki, Creating Customer Evangelists, Kaplan Business, 2007
13Philippe Breton, Le culte d’Internet. Une menace pour le lien social? La Découverte, 2000
14Patrick Flichy, A propos de l’Imaginaire d’Internet, Note de lecture, 6 mars 2002
15Seth Godin, Les secrets du marketing viral, Maxima Laurent Dumesnil Editeur, 2001
16Philippe Breton, Le culte d’Internet. Une menace pour le lien social? La Découverte, 2000
17Lévy
18Jean Davallon, Yves Jeanneret, Conférence internationale des sciences de l’information et des communications, Bucarest, 2003

Le lien hypertexte renverse le rapport du lecteur et du rédacteur, ou la naissance du consommacteur (11)

j) Le lien hypertexte renversant le rapport du lecteur et du rédacteur, ou la naissance du consommacteur

Le lien hypertexte est le principe fondateur d’une réaction en chaîne donnant toute sa dimension au marketing viral.

Il symbolise la possibilité de l’accès de tous et la construction d’une intelligence collective.

Les trois composantes de « sa définition « (non-linéarité, couple nœud-lien, catégorie de réseau) montrent que la catégorie de l’hypertexte désigne moins un objet qu’une posture : l’hypertexte ne serait pas un objet qui serait donné d’évidence par sa propre structure, mais une certaine façon de définir et de caractériser la forme des productions sémiotiques rendues possibles par le média informatisé …

Il y a un renversement des rapports entre l’auteur et le lecteur, le lecteur participe à la rédaction du texte qu’il lit ».

Cette approche de Jean Davallon et Yves Jeanneret inscrit bien l’importance capitale du lien hypertexte dans la construction collective d’un Internet rendant l’utilisateur acteur de sa lecture.

Le marketing viral, qui trouve son essence dans la réaction en chaîne, permise techniquement par le lien hypertexte, porte l’imaginaire, probablement le plus décisif dans la puissance qu’il présente aujourd’hui, d’un lecteur devenu acteur, un consommateur devenu « consommacteur ».

Une hyperconnexion, un marketing viral faisant l’apologie de la vitesse (10)

i) Une hyperconnexion, un marketing viral faisant l’apologie de la vitesse

On est passé de la société du collectif à la société du connectif, une synchronisation spatiale et temporelle.

La recherche frénétique de nouveauté se rapproche de la « production d’idées nouvelles à une vitesse accélérée ». Cette quête effrénée trouve sa source dans Internet, puisqu’il est le dispositif qui le permet, il est aussi celui qui l’entretient et le nourrit.

Internet a ancré l’immédiateté et la rapidité de transmission des messages comme une nécessité impérieuse. Philippe Breton dit lui-même que « La vitesse est ce qui nous libère et nous rapproche des autres en permanence ».

Pour Paul Virilio, « la réalité de l’information est toute entière contenue dans sa vitesse de propagation ».

La présence sur les recommandations, les blogs, les sites de partage vidéos…de l’heure précise à laquelle a été posté le commentaire, à la minute près, montre l’importance capitale de la rapidité de transmission de l’information.

Le marketing viral, c’est la « nouvelle toute fraîche » de la dernière tendance, du dernier produit sorti. C’est la capacité (et l’attente) à recevoir l’information très vite et à la transmettre tout aussi vite, si possible le premier.

Internet : une représentation d’un monde altruiste (9)

h) Internet : une représentation d’un monde altruiste

Georges Chétochine écrit l’altruisme de la démarche de l’« évangéliste », Ben McConnell magnifie la cause à défendre .

Et les annonceurs avouent rarement payer un blogueur pour qu’il réalise des billets sponsorisés…

Philippe Breton énonce à propos des imaginaire d’Internet : « La société doit être considérée comme un monde pacifiste au sein de laquelle l’amour et l’altruisme occupent une place importante …une société plus fraternelle, plus communicante, plus pacifique ».

Internet conserve, bien que les pratiques sur Internet ont considérablement évolué depuis sa naissance, l’imaginaire d’un espace dans lequel les individus échangent dans un but altruiste, désintéressé, pacifiste, dans « un esprit de coopération ».

Le blogueur est supposé proposer ses avis de manière désintéressée, et retirer un bénéfice altruiste de sa collaboration à la réflexion du consommateur sur tel ou tel sujet. En théorie, car la monétisation de son activité exprime la recherche de bénéfices économiques, moins nobles.

Mais l’utopie demeure, d’un monde idéal, idéalisé, où l’internaute/consommateur informe, conseille, recommande dans un élan de générosité et un but philanthropique…